Mono60 Edmond de Rothschild

Appartenant à la classe IMOCA, le Mono60 Edmond de Rothschild a été mis à l’eau en août 2015 après une année de construction au sein du chantier Multiplast. Ce plan Verdier aux formes planantes constitue la dernière génération de monocoques de 60 pieds conçue en vue du Vendée Globe 2016 - 2017.

FRA 16

N° de voile

GITANA 16
Nom de baptême
Catégorie Monocoque, IMOCA60 Longueur 18,28 m
Année de mise à l'eau 2015 Architecte(s) Verdier / VPLP
Surface près 290 m² Surface portant 490 m²

Depuis sa création, le Gitana Team n’a cessé d’explorer les différentes et passionnantes facettes des multicoques. Mais en quinze années d’histoire quelques monocoques ont su se faire une place au sein de la flotte Gitana. Une « entorse » consentie pour la beauté de la course que l’on surnomme l’Everest des mers et le défi sportif et humain qu’elle représente : le Vendée Globe.

Ainsi, huit ans après Gitana Eighty, le Mono60 Edmond de Rothschild, alias Gitana 16, a fait son entrée dans la légendaire Saga des Gitana. Et le moins que l’on puisse dire est que le voilier présente un style racé : carène planante dotée d’une étrave très volumineuse pour augmenter les performances de vitesse du navire, forme de coque dite frégatée (signifie que le livet est moins large que le bouchain) afin de limiter le développé du pont et d’ainsi gagner en légèreté, diminution du franc bord ce qui accentue la sensation de largeur du bateau, pont plat, cockpit ouvert, sans oublier des foils en lieu et place des dérives droites des anciennes générations … Gitana 16 ne manque pas de caractère.

Respectant la nouvelle jauge en vigueur dans la classe Imoca depuis décembre 2013, le Mono60 Edmond de Rothschild sera doté d’une quille et d’un mât monotype (matériaux, formes et fournisseurs identiques). Des règles qui ont été votées à l’issue du dernier Vendée Globe afin d’augmenter les coefficients de sécurité et de diminuer les coûts de ces incroyables machines.

Mono60 Edmond de Rothschild dans la brise

Le Vendée Globe pour objectif

Troisième bateau de la nouvelle génération (la 5e déjà !) à sortir des « cartons », le Mono60 Edmond de Rothschild est le fruit d’un travail collectif ! Souhaitant mettre toutes les chances de son côté tout en conservant sa singularité, le Gitana Team a constitué un bureau d’études maison composé d’Antoine Koch, d’Armand de Jacquelot et de Sébastien Sainson, tandis que le suivi technique du chantier a été confié à Pierre Tissier. Ce quatuor a travaillé en étroite relation avec les architectes du projet - Guillaume Verdier et Daniele Capua chez VPLP Yacht Design - et les équipes de Yann Penfornis chez Multiplast. De cette collaboration est né un monocoque de 60 pieds de dernière génération équipé de plans porteurs et répondant aux attentes et exigences de Sébastien Josse : solidité, fiabilité et ergonomie.

« Solidité, fiabilité et ergonomie. » Sébastien JosseSkipper Edmond de Rothschild

Les singularités architecturales du Mono60 Edmond de Rothschild

Roof aérodynamique et cuvette de pied
de mât pour abaisser le gréement

Arrière ouvert
pour faciliter le matossage

Cockpit recentré
et abaissé

Étrave plus volumineuse
pour augmenter la puissance du bateau

Nouvelles dérives avec plans porteurs
(dérives foil)

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Profil 3D du Mono60 Edmond de Rothschild par ©Olivier Michon / GITANA SA

Dérives foil, comment ça marche ?

Ce sont l’une des grandes nouveautés de cette 5e génération de monocoques Imoca. Depuis leur apparition les dérives foil font couler beaucoup d’encre et déchaînent les passions. Il y a en effet les sympathisants et les opposants à ces nouveaux appendices, qui de par leur forme font immanquablement penser aux moustaches d’un illustre peintre espagnol. Evolution architecturale incontestable, les dérives foil sont malgré tout un pari audacieux pour ceux qui ont choisi d’en doter leur monture.

Principe et actions

« Nous savons que, sur le papier, il y a des gains assez conséquents à certaines allures mais aussi des pertes à d'autres. C’est donc une histoire de compromis et nous ne nous interdisons pas de revenir en arrière ou de faire évoluer les formes des dérives selon les résultats de nos navigations. Schématiquement, le bateau est moins performant aux allures serrées (vent de face, près, reaching), mais dès que c’est un peu plus ouvert (travers, portant) et que le foil entre en action c’est vraiment efficace et le différentiel peut aller jusqu’à 2 nœuds. Le Mono60 Edmond de Rothschild est donc vraiment typé pour le Vendée Globe, il est optimisé pour faire des courses où il y a 80 à 90 % de portant et très peu de près." » Sébastien JosseSkipper Edmond de Rothschild

Cockpit à la loupe



Dès le premier coup d’œil, le cockpit du Mono60 Edmond de Rothschild attire les regards. Les maîtres mots qui ont guidé à sa conception sont sécurité et ergonomie, ce qui va de pair avec la performance. Visite guidée et détaillée avec Sébastien Josse.

Très ouvert à l’image des VOR de la Volvo Ocean Race

Le rail d’écoute de Grand-Voile du Mono60 Edmond de Rothschild est fixé au plancher tandis que chez ses concurrents il forme un arc de cercle qui ferme l’arrière du bateau à environ 80 centimètres du « sol », au niveau du pont. Cette configuration offre un espace de travail optimisé et une zone de matossage arrière à portée d’épaules, sans avoir à grimper les imposants sacs à voile sur le pont.

Ergonomie

Plus le centre de gravité est bas et moins un bateau a besoin d’énergie pour se déplacer et plus il est stable. C’est dans cet optique que nous avons cherché à descendre le centre de gravité au maximum. De là est né le pédiluve sous la casquette. Non seulement il nous permettait de d’abaisser cette dernière, et donc de gagner en aérodynamisme, mais également de faire la même chose avec l’accastillage, la goulotte de piano et les autres éléments structurels de cette zone, avec à la clé un gain de poids significatif. Dans le même esprit, le choix a été de faire une goulotte centrale pour le piano et d’ainsi privilégier l’axe navire (étrave - quille - tableau arrière). Dernier avantage de ce pédiluve : nous conservons une hauteur sous barreau importante sous la casquette, ce qui me permettra de manœuvrer debout et non recroquevillé comme mes concurrents. A l’intérieur, c’est assez épuré. Il n’y a rien de superflu mais je me laisse le temps de faire évoluer l’aménagement avant le départ du Vendée Globe.

Sécurité

Le fait que le plancher de cockpit soit très bas permet d’avoir les filières au niveau du torse, alors qu’en comparaison sur le pont nous avons les filières au niveau des genoux. Cette configuration est un élément de sécurité, notamment par mauvais temps et grosse mer.

Le palmarès

  • 2016
  • 2nd
    2e de la TRANSAT NEW YORK - VENDÉE en 9 jours 19 heures et 26 minutes
  • 2015
  • 1er
    1er de la TRANSAT SAINT-BARTH - PORT LA FORÊT en 10 jours 5 heures and 18 minutes

Photos & vidéos

Vue du ciel au large des Kerguelen
4 Photos
Jour 27 - Mission Kerguelen