Envoyer cette page à un ami






Retour aux actualités 25 octobre 2015

Dans le bon paquet

Transat Jacques Vabre Mono60 Edmond de Rothschild Sébastien Josse

C'est à 13h30 tapantes, conformément aux instructions de course, que la Transat Jacques Vabre 2015 s'est élancée. Un départ donné par un temps de demoiselle particulièrement exceptionnel pour la saison. En effet, lors du coup de canon, le vent était quasiment aux abonnés absents et la flotte peinait à s'extirper des griffes de la zone de départ. Dans ces conditions délicates, le duo Josse - Caudrelier parvenait à tirer son épingle du jeu et pointait l'étrave du Mono60 Edmond de Rothschild vers Etretat dans le bon paquet. Et ce malgré un angle de vent - serré - et donc désavantageux pour les nouveaux bateaux à foil.

Entrer dans sa course

Il fallait être matinal en ce dimanche 25 octobre pour saluer les quarante-deux duos à leur sortie du bassin Paul Vatine. Figurant parmi les premiers, le Mono60 Edmond de Rothschild larguait les amarres à 7h20. Charles Caudrelier nous confiait quelques mots avant d'embarquer : « Nous aurions préféré partir avec une meilleure météo dans les premiers jours, mais nous sommes toujours contents d'aller faire cette belle course. Avant le départ, il y a toujours un peu d'angoisse, de stress, est ce qu'on a pensé à tout, est ce que tout est prêt ? Les quelques heures qui précèdent le coup de canon ne sont jamais très agréables. Mais une fois la ligne passée, on se libère. Les départs sont toujours des moments extraordinaires mais nous ne sommes vraiment bien qu'une fois sur l'eau…»

Montée en puissance

Si les toutes premières heures de course étaient placées sous le signe de la douceur, l'ambiance va rapidement changer sur le pont des quarante-deux engagés. En effet, une fois la Baie de Seine traversée, la flotte va commencer à naviguer sous l'influence de la dépression qui les attend en sortie de Manche. En clair, le vent va forcir et le ton se durcir. Le secteur de vent attendu - du Sud Sud-Est - devrait permettre au Mono60 armé par le Baron Benjamin de Rothschild et à ses quatre compères de dérives foil (Banque Populaire, Safran, Saint-Michel Virbac et Hugo Boss) d'accélérer la cadence et de démontrer le potentiel de ces nouveaux appendices : « Le départ va être très mou et nous devrons tirer des bords au près pour rejoindre Etretat. Ce sera un peu notre pain noir de ce début de course mais les choses devraient progressivement tourner à notre avantage. Une fois les marques de parcours d'Etretat dans notre sillage, nous serons vent arrière sous spi et les vitesses seront déjà plus respectables. Mais c'est vraiment au niveau de Barfleur puis de Cherbourg que le vent va grimper d'un cran. Nous attendons 25 nœuds de Sud-Est. Avec ce vent, nous devrions sortir de Manche dès demain – lundi – matin. Il faudra alors nous préparer au premier coup de baston de la course avec un passage de dépression à négocier dans la nuit suivante » détaillait Sébastien Josse.

Selon les derniers routages, les ouvreurs de la classe Imoca pourraient doubler Cherbourg et la pointe du Cotentin en milieu de nuit, vers 23 heures pour être plus précis. Dès lors, s'opèreront des choix de route pour sortir de Manche ; une navigation de 200 milles nautiques qui s'annonce humide mais rapide.

En voir plus 26 photos

Partager cet album photo






Articles suggerés